Interview de Père Boulier

Bonjour Père Boulier*. Bonjour.
Acceptez-vous de répondre à nos questions ? Pourquoi pas.

Quelles sont vos origines ? J’ai toujours vécu à Montpellier (mon père est Martiniquais et ma mère Montpelliéraine)

Avez-vous des frères et sœurs ? Oui j’ai deux sœurs dont je suis l’ainé.

Comment avez-vous appris la vie de Jésus ? Mes parents m’ont inscrit enfant au catéchisme, je devais avoir 7 ou 8 ans par là. Je revois la scène dans la sacristie de l’église St Denis à Montpellier

Avez-vous été enfant de chœur quand vous étiez petit ? Très rapidement on m’a proposé d’être enfant de chœur, le prêtre de la paroisse. Et il y avait un groupe assez vivant et quand j’ai été plus âgé, j’ai été responsable de ce groupe.

A quand remonte votre souvenir le plus profond dans la vie de l’église ? Et bien ce sont les étapes de l’enfance : la première communion, la confirmation qui se faisait enfant et la profession de foi.

Avez-vous eu d’autres métiers avant de devenir prêtre ? Non c’est après le lycée que je suis rentré au grand séminaire, mais j’ai connu aussi le temps du service militaire qui est une expérience au milieu du temps du séminaire.

Y a-t-il des écoles pour apprendre le métier de curé ? Le métier de curé comme tu dis s’apprend dans un grand séminaire. Il y a là 5 ans de formation biblique ; théologique et pastorale. Et vous, où êtes vous allez ? Je suis allé au grand séminaire qui était à Montpellier et puis j’ai connu à la fin le regroupement des grands séminaires parce qu’il n’y avait pas assez de séminariste et j’ai connu la dernière année à Nîmes.

Qu’est ce qui vous a motivé dans la profession de prêtre ? Ce qui était motivant au départ, c’était de voir comment se vivait la liturgie. Et puis, dans ma paroisse il y avait une vie d’animation des jeunes qui était assez dynamique et porteuse. Donc ces deux pistes m’ont aidé à réfléchir au ministère.

Quelle a été la réaction de votre famille, lorsque vous leur avez annoncé que vous vouliez être prêtre ? Il y a eu beaucoup de discussions, beaucoup d’échanges et ils ont appris à m’accompagner. Les parents ont toujours le souci, comme tous les parents, de préparer leurs jeunes à un métier. Donc ça c’était étonnant et surprenant. On a discuté et ils ont appris à m’accompagner. Et est-ce que cela a changé votre vie familiale ? Oh pas du tout, pas du tout. Il y avait un certain nombre d’expérience que je faisais et qu’ils ne connaissaient pas mais la vie familiale est restée ce qu’elle était, avec toute la beauté qu’elle peut avoir.

Depuis quand êtes vous prêtre ? Depuis le 11 juin 1967.


Quand avez-vous célébré votre première messe en tant que prêtre ? Le jour de mon ordination le 11 juin 1967. Quel a été votre sentiment ? Eh bien il y avait quand même beaucoup d’émotions et puis la joie de vivre ce moment.

Quelle est votre couleur préférée ? Le blanc. Que vous évoque-t-elle ? La liturgie de Pâques.

Quelle période du calendrier liturgique préférez-vous ? J’aime bien le temps Pascal. Pourquoi ? Parce que cela nous fait méditer sur les manifestations de Jésus ressuscité.

Quel saint aimez-vous le plus ? Dés l’enfance ma mère m’a fait approcher la vie de Ste Thérèse l’enfant Jésus.

Quels sont vos loisirs en dehors de la profession de prêtre ? En dehors de la profession de prêtre, je suis toujours prêtre et de temps en temps il y a de la détente. Soit d’aller au silence quelque part soit quand des amis me font signe, passer une soirée avec des gens soit d’aller au cinéma quand on me fait signe mais je n’y vais pas souvent.

Où avez-vous été curé avant d’être à St Mathieu de Tréviers ? Avant d’être à St Mathieu, il y a longtemps, j’ai commencé pendant 3 ans à Sète. Puis j’ai passé 2 ans au Mali. Quand je suis rentré du Mali, j’ai été à Ste Bernadette à Montpellier pendant 7 ans. Là j’ai été à la paroisse et en même temps aumônier des scouts et guides de France, aumônier des étudiants Antillais et diverses responsabilités en plus de la paroisse. Puis après Ste Bernadette, l’évêque m’a envoyé au lycée Joffre. J’ai été aumônier au lycée Joffre pendant 18 ans. Pendant que j’étais aumônier à Joffre on m’a demandé plusieurs tâches. Il y a entre autre, à la fin, m’occuper du secours catholique et c’est là que j’ai quitté Joffre. Et en cours de route on m’avait demandé de suivre les villages de Claret, Lauret, Sauteyrargues, Vacquières et Valflaunès à partir de Montpellier. Et depuis quand êtes vous ici ? J’ai déménagé ici en septembre 2000.

Combien avez-vous sous votre responsabilité de lieu de culte ? La paroisse représente 9 villages, 11 églises, environ 10 000 habitants.


Avez-vous déjà formé des prêtres ? J’ai accompagné des gens qui réfléchissaient au sacerdoce surtout dans des actes et dans la vie… par exemple à l’aumônerie du lycée Joffre, il y a des jeunes qui prenaient des responsabilités qui sont aujourd’hui prêtre.
Pourquoi enseignez-vous le catéchisme ? Parce que c’est la bonne nouvelle à faire découvrir aux garçons et aux filles, quelque soit leur âge. Cela vous plait-il ? Oh oui ! C’est passionnant.
Pourquoi faites-vous des colonies ? Pourquoi je fais des colonies ? Parce que je pense que :- il ne faut pas seulement vivre autour de l’église, du clocher ou dans l’église ; - il ne faut pas seulement vivre autour du livre du catéchisme, mais il faut aussi faire des expériences de vie ensemble qui font grandir les uns et les autres et dans lesquelles Jésus est aussi présent. D’où vient cette idée ? Elle vient de… Il y a beaucoup de prêtres qui ont fait ça avant moi et je l’ai connu aussi dans mon enfance.

Lorsque vous vous sentez seul, à quoi ou à qui pensez-vous ? Eh bien ça dépend, il y a des solitudes qui sont une richesse, donc à travers une lecture, à travers quelque chose qui enrichie, la solitude s’habite, se vie correctement. Quand la solitude est liée à la fatigue et que c’est trop lourd, moi je prends des solutions de fuite, je regarde et j’essaie de trouver à la télé par exemple un film policier ou il n’y a pas trop de films Américain, je prends des films genre Allemand que j’aime voilà. Et puis des fois d’aller aussi chez des amis ça permet de respirer autrement. Et puis quand c’est de la forme la prière est aussi une ressource possible.


Avez-vous la même passion pour le christianisme qu’au début ? Oui il n’y a pas de problème pour le christianisme, je suis passionné comme je l’étais au début. Mon expérience s’enrichit, le ministère sacerdotal aussi, je suis très heureux d’avoir choisi ce chemin quel qu’aient été les embuches en cours de parcours. Mais c’est passionnant d’être prêtre dans l’église Catholique.

Merci Père Boulier de la paroisse de Notre Dame d’Aleyrac d’avoir répondu à nos questions.
C’était Lisa, Clotilde, Charlène, Alice et Léa.